La société indienne des castes est-elle soluble dans l’amour et le sexe ? La réponse implacable donnée par The god of small things est claire : c’est non. Arundhati Roy décrit dans ce récit une famille chrétienne de la bourgeoisie du Kerala, un des rares États de la Fédération indienne à connaître régulièrement un
gouvernement dirigé par des communistes, tendance léniniste. Il y a la tante, la grand-mère et sa fille Ammu, la mère de « faux » jumeaux ainsi que son fils Chacko, qui a repris la petite entreprise de conserves et produits épicés. Ce microcosme, évoqués par petites touches assez drôles, se prépare à recevoir l’ex-femme de Chacko ainsi que sa fille, débarquées fraîchement de Londres. Le drame se noue autour du passage par des enfants d’une rivière grossie par les pluies, la passion entre Ammu et Velutha, un des employés de l’entreprise, de la caste des Dalits (intouchables) et de tensions entre les patrons et « les masses ».
L’écriture est vive et certaines métaphores sont très bien trouvées. Mais le rythme est parfois décousu et les répétitions qui se veulent comiques tombent parfois à plat.
The god of small things est le premier roman d’Arundhati Roy, qui a mis vingt ans a en publier un second, The Ministry of utmost happiness, après de nombreux essais et livres documentaires.
Velutha est affilié au Parti communiste indien (marxiste), qui a participé à de nombreuses reprises au sein d’une coalition de gauche au gouvernement de l’Etat du Kerala. Plus d’information ici (en anglais).
The god of small things, Arundhati ROY
Édité par Harper Perennial, London, 2004, 340 pages.
12 ans dans la pile d’attente.
0 par ce fin tacticien toujours sous-estimé par ses adversaires blancs. Parfaitement adaptée aux circonstances compliquées de la naissance d’Haïti, la guerre en mouvement implique aussi le renversement des alliances. Entre les Anglais, les Espagnols, les Français à l’agenda trouble, les créoles et ses propres lieutenants qui deviennent des concurrents, Toussaint danse en permanence, s’alliant pragmatiquement aux uns et aux autres. Cette versatilité apparente cache cependant un objectif clair et inébranlable : l’indépendance d’Haïti et la fin de l’esclavage.
australiens sur le chantier absurde d’une ligne ferroviaire devant relier Bangkok à la Birmanie.
fortuite, même si l’entreprise s’appelle ici The Circle. Mae en gravit rapidement les échelons, mais au prix d’une reddition quasi-totale de sa vie privée. Elle vit, respire, mange et dort The Circle. Elle se fait happer, consentante, par la machine en lui laissant toutes ses coordonnées et fichiers personnels dès le premier jour. De son cou pend une caméra branchée en permanence et qui filme sa vie en « transparence ». Le travail est organisé pour se mettre une pression insupportable : un rating constant de son travail, une compétition interne stimulée par des classements dans tous les domaines ou une participation « pas obligatoire, mais fortement recommandée » aux activités sociales de l’entreprise.
