Soupe miso

William Makepeace Thackeray a intitulé ce récit Memoirs of Barry Lyndon, Esq. En fait, Bref traité de l’imposture et de la misogynie aurait mieux convenu. En effet, le héros fourbe et sinueux fanfaronne de manière insupportable à travers l’Europe de la moitié du XVIIIème siècle. Dans ce qui était l’Allemagne surtout. thackerayIrlandais de souche, il joue les mercenaires dans l’armée prussienne et truande à un jeu de carte très en vogue à l’époque : le pharaon. En trichant sans cesse ni scrupules, il parvient à enfariner la petite noblesse et se faire payer ainsi son train de vie. Les femmes, sauf sa mère évidemment, sont décrites comme pas futées et ne sont perçues qu’en termes « d’opportunités économiques ». Le prétentieux finit en effet par marier une veuve anglaise, qui lui donne accès à des terres et à une rente de parlementaire à Londres.

Barry Lyndon perd son statut dans un dernier retournement de situation. C’est sa femme qui le roule dans la farine. Assez bon dans l’ironie, Thackeray aurait pu nous épargner quelques longueurs qui délayent inutilement la soupe. Mais rien que l’idée d’un Irlandais qui devient Anglais par intérêt, il fallait oser. Sacré Thackeray.

Ce récit est paru en 1844 sous forme de feuilleton dans Frazer’s magazine.

Stanley Kubrick a tiré de ce récit un film, sorti en 1975, la bande-annonce est visible ici.

Barry Lyndon, William Makepeace THACKERAY

Edité par Oxford University press, Oxford, 1992, 311 pages.

21 ans dans la pile d’attente.

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